lundi 12 novembre 2018

Article de Leila Slimani


Leïla Slimani : « Emmanuel Macron aurait pu défendre les immigrés avec plus de vigueur »

L’écrivaine franco-marocaine revient, dans une tribune au « Monde », sur l’échange entre un ancien combattant et le président, symptomatique du rejet ordinaire des étrangers en France, selon elle.
Tribune. Le 6 novembre, à Verdun, un vétéran s’est adressé au président Emmanuel Macron en demandant : « Quand mettrez-vous les sans-papiers hors de chez nous ? » On notera l’élégance et la subtilité de la formulation. Ce vétéran, je le connais. Ou plutôt, je le reconnais. Cette voix amère, ce ton aigre, cette façon hautaine de cracher les syllabes lorsqu’il dit « sans-papiers ». Tous les métèques de France vous le diront, tous les Arabes, les Noirs, les sans ou avec papiers vous le confirmeront : ces propos sont de plus en plus courants.
Ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui marmonnent sur notre passage. Ceux qui, dans le bus, trouvent qu’il y a trop de gens de couleur, qui se plaisent à répéter que leur France a changé. Ceux qui humilient, qui bousculent, qui insultent, qui refusent de vous servir, qui éructent contre l’islam. Qui se plaignent du « grand remplacement », du « cheval de Troie ». Qui nous invitent à « rentrer chez nous » quand chez nous, c’est ici.
A cette question, le président a répondu que ceux qui ont droit à l’asile seraient accueillis mais que « ceux qui peuvent vivre librement dans leur pays doivent être reconduits ». « J’aime votre réponse », a plastronné notre généreux vétéran. Pourtant, il me semble qu’Emmanuel Macron aurait pu défendre avec plus de vigueur et de froideur ceux que cet homme rêve de mettre dehors. Il aurait pu lui répondre sèchement qu’on ne parle pas ainsi des gens en les résumant au vocable « sans-papiers ». Il aurait pu lui dire, puisqu’il faut défendre la « pensée complexe », que l’immigration est une question ô combien complexe parce qu’elle est humaine, douloureuse, existentielle.
Il aurait pu lui rappeler que lesdits « sans-papiers » ne sont pas sans visage. Ils ne sont pas des figures abstraites sur qui on peut allègrement se défouler. Ils sont étudiants, nounous, chefs cuisiniers, chercheurs en sciences sociales, écrivains, gardes-malades, parents, enfants, soutiens de famille. Qui prend leur défense face au discours nauséabond ? Qui s’inquiète qu’ils soient poursuivis, méprisés dans un pays où pourtant ils s’intègrent, travaillent, aiment et tentent de survivre ? « On va continuer à faire le travail », dit le président. Pendant ce temps, ce sont tous ces immigrés qui continuent à faire le travail, jour après jour, année après année, et tout le monde le sait, et ferme les yeux sur l’exploitation dont ils sont l’objet.

Partir fait partie de la vie des Hommes

Vivre librement ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Vit-on librement quand on vit sans dignité ? Vit-on librement quand on a faim, quand on n’a pas d’hôpitaux où se soigner, quand les écoles où l’on inscrit ses enfants n’ont pas de toilettes, pas de tableaux noirs ? Vit-on librement quand on n’a pas d’espoir, pas de droit de manifester, de s’exprimer, de vivre sa sexualité ? Vit-on librement en Afghanistan, pays vers lequel tant de « sans-papiers » continuent d’être expulsés, voyant leur destin basculer dans l’horreur ?
Posons-nous la question : dans combien de pays d’Afrique vit-on aujourd’hui en homme et en femme libre ? Partir fait partie de la vie des hommes. Comme on quitte la province pour rejoindre Paris, comme on fuit l’ennui et la désespérance, on quitte son pays pour d’autres horizons. Personne ne devrait mépriser le droit légitime de chacun à rechercher le bonheur. Personne ne devrait avoir le droit de parler avec légèreté ou condescendance des exilés, des travailleurs de l’ombre, des invisibles qui n’ont peut-être pas de papiers mais qui ont des droits. Et le premier d’entre eux est celui d’être respecté, regardé dans les yeux. Et défendu.

Leïla Slimani est l’auteure de Chanson douce (Gallimard, 2016, prix Goncourt 2016) et de Comment j’écris (Conversation avec Eric Fottorino), Nouvelles Editions de l’Aube, 76 p., 9,90 euros. Elle est représentante personnelle du président Macron pour la francophonie, afin de siéger au Conseil permanent de la francophonie au sein de l’Organisation internationale de la francophonie.

Manifestion du 10 novembre

Nous étions présents à la manifestation du 10 novembre "pour que personne ne dorme dans la rue "


mercredi 10 octobre 2018

La Marche Solidaire est de retour pour des retrouvailles à Lyon! 

Note: En dehors de la fête initiée par le collectif ITEM pour le lancement de leur livre, ce week-end de retrouvailles est complètement organisé par 2 magiques et efficaces marcheuses. Les responsables de la Marche Solidaire qui envoient ce mail sont ravis de cette initiative et participeront à cet excellent projet!  

Retour de bilan et perspectives suite à la Marche
à l'occasion du lancement du livre "Marche ou Rêve",
du collectif photo ITEM,
du jeudi 18 octobre au dimanche 21 octobre, à Lyon !

AU PROGRAMME : 
Jeudi 18 octobre, soirée : Lancement du livre "Marche ou rêve", du collectif ITEM
      --> 3, impasse Fernand REY | Métro A&C : Hôtel de Ville (18h pour les marcheurs et contributeurs kisskissbankbank, 19h30 pour le tout public)
Vendredi 19 octobre, journée : actions dans Lyon, à déterminer, dress-code : Orange FLUO -aux couleurs de l'Aquarius
Vendredi 19 octobre, 19h-22h : apéro-concert, expo photos et paroles de marcheurs, visionnage de films-échanges avec les citoyens et assos locales
      --> MJC Jean-Macé, 38 rue Camille ROY | Métro B : Jean Macé. Métro D : Garibaldi. Tram 1 : Garibaldi-Berthelot
Samedi 20 octobre, 10h30 (horaire à confirmer): Bilan des retombées de la marche, et Brainstorming des idées de suites à cette expérience
      --> MJC Jean-Macé

Accueil en hébergement + repas collectifs du 18 au 21 octobre
Nous sommes accueillis gracieusement par la MJC Jean Macé : ils mettent à notre disposition salle de réunion, douche, cuisine et WC!
Inscrivez-vous pour pouvoir être hébergé !
C’est important… : Au-delà de 30 marcheurs-dormeurs, il faut revoir les locaux avec la MJC. Ca vous permet aussi d’être assuré en cas de pépin ! 
Suivez ce lien :

https://doodle.com/poll/pbgtppvuktvrvp4w
Ce retour de La Marche s'autofinance !
15€/personne permet d'assurer les repas collectifs !
Vous pouvez participer dès maintenant sur la cagnotte en ligne (ce qui facilite le financement des premiers repas) : 

https://www.leetchi.com/c/retour-marche-citoyenne
Nous aurons aussi une boîte sur place ! 
Cet argent sera utilisé pour le financement des repas et autres besoins de la logistique.
Tout surplus d'argent sera reversé à l'Auberge des migrants pour préparer l'hiver.

Bien d'autres choses peuvent être organisées ! 
A vous de jouer !
Il nous reste une bonne plage le vendredi matin et après-midi, les samedi matin, samedi soir, et dimanche matin...
Suivez l'organisation d'actions sur
 l'évènement facebook du weekend!

Questions d'orga...
La MJC Jean Macé :
Ouverture à partir de jeudi 18 octobre en fin d'après-midi (possibilité d'y déposer les affaires jusqu'à 18h, ouverture du coin dodo à 21h15), et jusqu'à dimanche midi. 
Amenez votre matelas et sac de couchage !
Chaque personne inscrite est assurée par l'Auberge des Migrants.

Retrouvez les infos (covoiturage, organisation d'événements, ...) sur la 
page Facebook de la marche
 
A très vite !

lundi 10 septembre 2018

Forums des associations

Notre association était représentée lors des forums des associations de la Tour du Pin, Virieu et de la manifestation "Couleurs du mondes " à Faverges de la Tour 
A Virieu Samedi 08 septembre






A Faverges de la Tour 




A La Tour du Pin 

jeudi 23 août 2018

Bienvenue à Aminata et à sa fille

Nous avons le plaisir de vous présenter Aminata et sa fille Rahamata, âgée de 4 ans. 


Elles sont arrivées en France il y a deux ans. Ayant obtenues leur titre de réfugiées, après un séjour à l'ATSA de la Verpillière, elles ont été accompagnées par notre association, suite aux démarches des assistantes sociales de l'Atsa 

Elles vivent désormais à La Tour du Pin depuis le 1er juillet dernier.

 Aminata travaille en CDI à l’hôtel Mercure de La Verpillière. La petite a déjà intégré le centre de loisirs et ira à l'école Pasteur où elle est inscrite.Elles apprécient notre accompagnement et les choses se passent bien.

Aminata dispose d'un diplôme d'aide  soignante dans son pays (Côte d'Ivoire), non encore reconnu en France... 









jeudi 12 avril 2018

Nouvelle page

Dans les "pages " du site, vous trouverez la reproduction d'un article du "Monde"

https://refugiesvdd.blogspot.fr/p/lutte-contre-les-idees-recues-1.html   avec un portrait du démographe François Héran, spécialiste des migrations






lundi 26 mars 2018

Compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Association « Accueil Réfugiés Vals du Dauphiné » du 8 mars 2018.


L’Assemblée Générale se déroule Salle Romanet, 9 rue Claude Contamin, 38110 La Tour-du-Pin à 20h.
A leur arrivée, les participants émargent et ont la possibilité d’adhérer à l’association ou de renouveler leur adhésion. L’association compte 62 adhésions dont 7 nouvelles.
Il leur est distribué le premier numéro de « feuille de route », le 4 pages que l’association va éditer environ 2 fois par an pour informer adhérents, associations et responsables politiques sur leur action et la situation migratoire.
59 personnes sont présentes dans la salle : 43 adhérents dont 10 membres du Conseil d’Administration.
10 adhérents ont transmis des pouvoirs pour le vote.
7 personnes se sont excusées.
Sont présentes à cette assemblée générale les personnes pour lesquelles l’association se mobilise et intervient.

I. Bilan Moral
Le président commence par remercier toutes les personnes présentes dans la salle sans qui rien n’aurait été possible. Il rappelle que le rôle de l’association reste un rôle de coordination et qu’elle collabore avec un réseau de 20 associations sur le territoire et un CCAS.
L’association ne se détourne pas de ses objectifs :
-        Accueillir avec bienveillance et compassion, ceux qui fuient la violence, la guerre, la torture, les dictatures et leurs lots de misère.
-        Faire connaitre, leur situation, leur désespoir et leur volonté de vivre dans la paix et la liberté.
Un même principe l’anime depuis le début : faire peu mais bien à l’instar du Colibri de la légende amérindienne. Principe illustré cette fois par une phrase de Marguerite Yourcenar: « La Solidarité se dépense en petite monnaie journalière. »

II. Rapport d’activité : L’année qui s’est écoulée fût une année constructive, fédératrice et festive.
- Joseph est arrivé en octobre 2016. Aujourd’hui, il travaille dans une entreprise agroalimentaire locale. Il a le projet de faire venir ses enfants.
- Jules, Cornély et les enfants, après avoir été hébergés à Marlieu, sont installés en appartement à la Tour du Pin. La famille s’est agrandie avec la naissance d’une petite 4ème qui a maintenant un an.
Jules a trouvé du travail sur Bourgoin et il a engagé les démarches auprès de la préfecture pour obtenir une carte de séjour ce qui leur permettra d’avoir une situation stable et pérenne.
- Raïssa et Sedrak habitent à la Tour du Pin. Ils ont appris le français et continuent à progresser. Ils cherchent actuellement un emploi. Sedrak est en période d’essai.
- Paulina habite à Saint Alban de Roche. Elle travaille et a le projet de faire venir ses enfants.

La mobilisation de tous autour des personnes accueillies est bien souvent festive :
- travaux de rafraichissement des logements, avec installation de mobilier et appareils ménagers (réfrigérateur, gazinière, machine à laver etc.)
- en mars et juillet 2017 : pique-nique à Marlieu autour de la famille de Jules et Cornély
- le 25 mai 2017 : concert solidaire avec la participation de la chorale « la clé des chants » et la « chorale UT »
- de nombreux bols de riz tout au long de l’année
- partenariat avec le ciné-club pour la diffusion du film « Fuocoammare »

Mais elle demande aussi un travail de fond et d’endurance :
- Accompagnement à la recherche de stage, d’emplois, aides administratives
- Transports et accompagnements des familles non motorisées à la préfecture ou pour les rendez-vous médicaux et scolaires
- organisation de réunion publique : Panissage
- recherche de financements extérieurs : obtention d’une subvention par la Fondation de France
- Partage d’informations et de pratiques avec d’autres associations œuvrant pour les réfugiés : expositions, films, repas partagés
- Création et gestion d’un site internet et d’une page facebook

III. Les perspectives :
- Accueillir de nouvelles familles de préférence dans d’autres parties du territoire (Virieu, Saint-André le Gaz) en liaison avec les CADA.
- Poursuivre notre action d’éducation en intervenant dans les lycées, collèges, écoles.
- Participer aux actions des réseaux d’acteurs intervenant dans l’accueil des migrants
- Développer de nouveaux partenariats (Associations, Accorderie des Lônes, Apardap, les CADA,  l’ADATE)
- Pérenniser notre association en élargissant et renouvelant les instances de gestion, en développant le travail des commissions.
 - Organiser en mars 2019 une exposition sur le thème des Migrants en collaboration avec l’association « Esperluette » de Virieu, le Ciné-Club de la Tour, la MJC de la Tour et éventuellement la médiathèque
- Modifier notre organisation en désignant des accompagnants par famille, dont un accompagnant référent qui fait le lien avec le CA et les commissions (cf schéma joint au compte-rendu) : un appel est lancé pour que les personnes qui souhaitent devenir accompagnant se manifestent en fin d’AG pendant le pot de l’amitié.
- Mettre en place une formation des accompagnants.
Le président conclut sa présentation en précisant qu’aujourd’hui, il y a des personnes qui veulent ériger des murs, il y en a d’autres qui souhaitent accueillir et lever les barrières. Il est nécessaire de choisir sa voie et de s’engager.
Un membre du Conseil d’Administration informe l’assistance de la tenue des Etats Généraux Décentralisés des Migrations à Grenoble le 27 mai 2018.

Le bilan moral, le rapport d’activité et les perspectives sont approuvés à l’unanimité.

IV. Rapport financier : présenté par le trésorier.
Présentation du réalisé de l’année 2017 et du budget prévisionnel pour l’année 2018 : cf document joint.
BILAN au 31/12/2017
Actif : ce que possède l'association (7055.74€)
- le scooter pour un montant net de 425€, et le solde en banque 6630.74€.
Passif : comment elle a financé ces actifs (7055.74€)
- le résultat 2016 reporté à nouveau : 1967.93€
- le résultat de l'année 2017 : 2727.81€
- la part des subventions perçues en 2017 mais affectée à 2018 : 2250€
- les cotisations 2018 perçues en 2017 : 110€
REALISE 2017
Le total des produits se monte à 16055.70€, le total des charges à 13327.89€, d’où un résultat positif de 2727.81€, que nous vous proposons de reporter à nouveau.
PRODUITS
-        Les adhésions : 1490€ pour 149 adhésions
-        Les dons des particuliers et des associations pour 7357€
-        Diverses manifestations et subventions pour 1427€
-        Les subventions perçues de la Fondation de France (2500€) et du Ministère de la Solidarité (2000€) ont été réparties sur deux années
-        Le bénévolat a été valorisé à 3531€ (en charges il a été affecté à Familles 424€ - Location de véhicule 224€- Déplacements 2883€)
CHARGES
-        Le soutien au quotidien des familles (alimentation, logement, électricité, chauffage, etc..) représente la plus grande part des frais engagés par l’association (8697€)
-        Un poste location de véhicule (439€) pour les aller chercher et installer les meubles
-        Les frais d’assurance, de communication et de gestion se montent à 883€
-        Les frais de déplacements bénévoles sont valorisés à 2883€
-        Enfin un poste « dotation amortissement », qui réparti sur 2 ans l’achat du scooter d’occasion.

PREVISIONNEL 2018 : un budget à l’équilibre, 12950€ de produits et de charges.
PRODUITS
-        Adhésions : 1700€. Nous travaillons au renouvellement des adhésions et espérons une vingtaine d’adhésions supplémentaires
-        Dons : 4000€. Nous pensons que le montant des dons a été exceptionnel en 2017, et ne pourra pas se renouveler à même hauteur (par exemple, les « bols de riz » des paroisses ne nous seront pas affectés chaque année)
-        Manifestations : 1000€
-        Les subventions sont acquises pour 2250€ (report2017), demandées pour 1000€
-        Valorisation du bénévolat 3000€
CHARGES
-        Familles : 5000€. La situation des familles présentes est en partie stabilisée, mais nous pensons accueillir d’autres familles.
-        Carburant : 200€. Plus de location : nous espérons un prêt de véhicule pour les transports de meubles.
-        Formation des accompagnants : 3000€
-        Déplacements (valorisation du bénévolat) 3400€
-        Frais divers d’assurance, de communication et de gestion 925€
-        Dotation amortissement du scooter 425€

Un rappel a été fait sur la valorisation du bénévolat. L’association n’est pas en mesure de rembourser les frais engagés par les bénévoles mais ces derniers peuvent bénéficier d’une réduction d’impôts de 66% des frais.
Cette diminution d’impôt concerne aussi les entreprises.
La valorisation du bénévolat permet à l’association de rendre compte de son activité lors de demande de subventions.
L’imprimé valorisation du bénévolat, à remplir par les personnes ayant engagés des frais et n’en demandant pas le remboursement, se trouvera sur le blog.
Le rapport financier est approuvé à l’unanimité.

V. Election du Conseil d’Administration :
Bengaara Rachid, Lagniel Séverine et Tironneau Gérard sont démissionnaires mais restent investis dans les commissions. Ils sont chaleureusement remerciés pour leur engagement.
Dolo Laurence et Laurent Bernadette, jusqu’alors cooptées entrent au Conseil d’Administration.
Deux nouvelles personnes se proposent : Papon Céline et Girard Stéphane.
Le Conseil d’Administration est élu à l’unanimité.

A l’issue de l’Assemblée Générale, les participants se retrouvent autour d’un pot de l’amitié. Trois personnes manifestent leur souhait de devenir accompagnant à Saint André le Gaz, une autre à Doissin.

Pour l’association : Bénédicte LE MARCIS